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John Egan
Fiche biographique
Naissance : 1811
Décès : 1857
Mandats
Maire, Aylmer
(1847-1855)
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Biographie
Originaire du comté de Galway en Irlande, John Egan quitte son
pays natal à 18 ans pour s’établir dans le Bas-Canada. Il travaille
d’abord à titre de commis pour un commerçant de bois de la
municipalité de Clarendon, Thomas Durrell, de qui il apprend les
rudiments du métier.
Il arrive à Aylmer au début des années 1830. Peu de temps
après, il établit un magasin général sur la rue Principale. Le 13 août
1839, il épouse Anne Margaret Briscoe Gibson qui lui donne neuf
enfants : Sarah Louise, John Loughlin, Frances Anne Matilda, William
James, William James Francis, Henry Kelly, Mary Emelia, Aurelia et
Adelle Josephine.
La famille Egan habite dans une somptueuse résidence au 161,
rue Principale, où elle reçoit les dignitaires et les gens influents de
l’époque. Leur propriété demeure dans la famille jusqu’en 1909, date à
laquelle elle est vendue à Robert H. Wright.
Magnat de l’industrie forestière, John Egan fonde les villages de
Quyon au Québec et d’Eganville en Ontario. Avec l’aide de trois
associés, il crée la compagnie Aylmer Union Steam Mill et il construit un
moulin à farine à Aylmer. Avec Joseph Aumond, il met sur pied la
compagnie Union Forwarding. Dans les années 1840, son commerce
devient le plus important en ville. Au début des années 1850, Egan,
surnommé le Roi de l’Outaouais, a 3 500 hommes à son
emploi.
En plus de ses activités commerciales, John Egan est également
député à l’Assemblée législative à Québec où il représente d’abord le
comté de Pontiac et par la suite celui d’Ottawa.
Le 30 août 1847, le Dr Gardner Church préside la première
élection municipale à l’auberge Conroy (rebaptisée Hôtel British en
1860). Six conseillers y sont élus à main levée. À la première réunion
du conseil municipal, le 2 septembre 1847, ils choisissent John Egan
(alors âgé de 36 ans) comme premier maire et nomment Robert Conroy
pour le remplacer au poste de conseiller. Il est à noter que les
conseillers sont élus pour un mandat de deux ans et que la moitié des
sièges sont renouvelables chaque année, assurant ainsi à la fois
continuité et sang neuf au sein du conseil municipal.
Lorsque Egan doit s’absenter pour s’occuper de ses
nombreuses entreprises ou pour siéger à Québec, c’est Charles
Symmes qui prend la relève et préside les assemblées du conseil
municipal.
John Egan meurt du choléra, à Québec, le 11 juillet 1857 à l’âge
de 46 ans. Il est d’abord enterré sur sa propriété à Aylmer. Plus tard,
sa dépouille mortelle est transférée au cimetière Beechwood à
Ottawa, Ontario.
Un de ses fils, sir Henry K., sera fondateur de la compagnie
Hawksbury Lumber.
En ce temps-là…
Le bottin Canada Directory, édition 1851, mentionne que
:
[trad.] « Le village d’Aylmer, fondé en 1830 par Charles Symmes
fut incorporé en 1847. Il y avait 1 000 habitants – plusieurs fois la
grandeur de Hull – et deux médecins : le Dr Peter Church et le Dr Brock
Carter ».
Le village compte quatre avocats : George S. Carter, Peter
Aylen, Thomas G. Fenwick et Aimé Lafontaine, ainsi que deux notaires
: R. A. Young et André LaRue.
Cinq arpenteurs y sont établis : J. J. Roney, Joseph Masson,
Alfred Driscoll, John Snow et John Newman.
Six marchands de bois y font leur commerce : Robert Conroy
père, James Wadsworth, John Foran, John Egan & Co., Michael
Coughlen et Charles Carey Symmes.
Robert Conroy père, John Egan, Henry Chipnell, John Foran,
Mark Haldane, James Thompson et J. R. Woods (également maître de
poste) exploitent des magasins généraux. Asa Parker est propriétaire
d’un magasin de semences.
William Kenny est fabricant de charrettes. T. Watson et Henry
R. Symmes sont propriétaires du journal Ottawa
Argus.
Six aubergistes sont au service de la population: Robert Conroy
père, George Bolton, Robert Klock, James Conroy, Dryden Smith et
J.?B. Trombeault.
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